samedi 10 janvier 2009


"Moi quand je fais les courses chez Auchan, je réfléchis un petit peu."
Emile J.


Mardi

Dans le cadre de Lycéens au cinéma, nous allions voir The Host de Bong Joon-Ho, je me souviens de ce que Dimitry m'en disait, en fait je ne me souviens pas des termes mais plutôt de l'idée, que c'était complètement loufoque, quelque chose dans le genre. C'est bizarre, il me semble que j'ai exactement ses mots, sa voix et son attitude en tête mais qu'une fois que j'essaye de retranscrire ce qu'il a pu me dire du film ça sonne faux, ou comme si les phrases étaient pleines de trou, c'est ce qui fait qu'on ne peut jamais vraiment retranscrire fidèlement quelque chose. Ce que je peux dire c'est qu'on en avait parlé au moment où j'allais à la Filmothèque pour voir d'anciens films de Hong SangSoo qui repassaient dans le cadre d'un festival du film coréen. Ce mardi matin j'avais désirer de toutes mes forces ne pas dormir pendant le film. Cécilia n'était pas venue, préférant le télécharger, je m'étais dit qu'en dernier recours je pouvais toujours m'accorder ma sieste et lui demander une copie du film sur une clé USB. Je l'imaginais dormir dans la pénombre d'un mardi matin, peut-être que par habitude de se lever tôt elle avait fini par se réveiller, incapable de se rendormir elle lisait un livre en pyjama pendant que bien calées dans nos sièges et les traits fatigués nous attendions impatiemment que la messe commence.
Après 2h nous sommes sorties sans dire un mot, il nous semblait qu'un tel concentré d'intelligence ne méritait aucun commentaire et que si commentaire il y avait il ne pouvait paraître qu'insuffisant, et même s'il était pertinent il nous aurait quand même agacé. Il nous fallait digérer. Le temps d'un film dépasse de très loin sa projection, c'est une sorte de rencontre qui se prépare et qui après coup s'analyse. On croise des affiches, on lit des critiques, on nous le conseille comme on nous parlerait vaguement d'une connaissance qu'on aurait le choix de rencontrer ou non et l'on essaye d'appréhender la chose inconnue. Si le film est bon il s'agira de le porter en nous, d'en retrouver des échos dans la vie réelle, que les deux se mélangent et se répondent, qu'on en fasse une sorte de manuel de savoir-vivre.
Nous marchions calmement sur la neige, et se rendant peut-être compte du temps libre qui venait de lui être imparti, Julie proposa qu'on aille toutes manger ensemble. J'avais été triste de lui dire que je n'avais pas du tout faim et que je n'avais pas d'argent. Elle me trouvait chiante, peut-être même rabat-joie là où sa faim et la perspective d'aller manger au restaurant l'enthousiasmaient visiblement. Je nous voyais déjà au chinois de La Défense qu'on aime beaucoup, avec nos barquettes en plastique et nos canettes de soda. J'ai bien fait d'annuler parce que même si c'était tentant je n'aurai pas su profiter comme il faut de la chaleur des discussions combinées à la nourriture huileuse mais bonne. Quand on va manger chinois j'achète toujours une boule de coco pour chacune de mes amies, j'ignore ce qu'il y a dedans mais à chaque fois que j'en achète c'est justement l'occasion de ressortir le vieux débat des ingrédients de la boule de coco. Ensuite on papote en secouant plusieurs fois nos canettes sachant très bien qu'elles sont vides, puis on vide nos plateaux dans les poubelles du restaurant on fait un tour au centre commercial, ça arrive aussi qu'on aille au cinéma. Je crois que ça fait très longtemps qu'on y ait pas allées toutes ensemble, c'est vrai aussi que Julie est difficile à faire venir, parce qu'elle est occupée, qu'elle a plusieurs vies à entretenir, d'autres amies. La dernière fois que je suis allée au cinéma avec elle c'était pour voir Phenomenes, nous étions toutes seules en plein été dans la grande salle Prestige de 800 places des Champs-Elysées. J'étais partie en courant lui acheter ses M&M's et elle avait eu cette remarque devant le prochain film de Will Smith et qui ne finit toujours pas de nous faire rigoler : "Will Smith s'il sauve pas la terre au moins une fois tout les six mois il se sent mal". En fait je viens de me souvenir, on a aussi vu The Dark Knight ensemble vers le tout début de l'année, très tardivement, bien après que le buzz ne s'essouffle, un jour avec peu de monde dans la salle.
Je suis rentrée chez moi, j'ai allumé le chauffage et j'ai mis mon bas de pyjama parce que je n'aime pas dormir en jean. Ce sommeil d'après-midi qui gagne le corps par degré est vraiment le plus délicieux. Je me suis réveillée vers les 21h et j'ai continué ma philo jusqu'à environ 5h du matin. Myriam révisait ses partielles sur le bureau, cette fois-ci j'avais un pied dans la veille et l'autre dans le sommeil, encore toute attentive à la lumière et au bruit.

Mercredi
Mon réveil a sonné à 6h30, j'ai foncé me préparer un café avec la machine : un vrombissement, deux toussotements, quatre crachats et c'est prêt, bizarre que dans la pub ils ne fassent jamais allusion à ces bruits. Jai emmené le mug Mobil dans la chambre, je l'ai posé près de moi, sur le matelas. Les fenêtres semblaient être sur le point de ployer sous le froid et je ne me voyais pas passer cette matinée autre part qu'ici, dans le lit, dans le chaud. En décidant de me rendormir je décidais du même coup de priver la classe de terminale L d'une de ses élèves.
Je me suis levée à midi, j'ai pris une douche, je me suis habillée avec le mot "chaudement" en tête, j'ai mangé la dernière part de tarte au thon, j'ai demandé à Emile "qu'est-ce que tu veux manger ?", je lui ai mis du riz et je suis partie rejoindre B. place de la Sorbonne. Il m'a fait visiter la Sorbonne et nous sommes allés au Reflet, le bar d'étudiants qui se trouve juste en face du cinéma le Reflet Medicis. Quand j'y passais devant ça me faisait l'effet d'une vieille taverne trop intime pour être publique, les façades des cafés et des bars sont des spectacles dont il est toujours conseillé d'y pénétrer pour connaître l'envers du décor. Nous y sommes restés plusieurs heures, il m'a prêté des bouquins de philo, un garçon qui m'avait vu en mettre est venu me demander "une petite noisette de crème pour les mains", il semblait en avoir vraiment besoin, et tandis que B. se défoulait sur Godard, une nana chic comme pas possible nous a interrompu pour nous conseiller Godard par Godard, elle lisait Le Magazine Littéraire, buvait un chocolat chaud, elle sentait très bon, se remettait du rouge à lèvres et sur sa table était posé un petit chapeau kaki. Nous l'avons vu rentrer au Reflet Medicis.

Je suis de très près la météo, je n'hésite pas à ralentir devant un panneau d'informations pour attendre que l'horloge passe à la température, je suis déçue à l'idée qu'on se situe au dessus de O°C, j'aime les -2°C, j'aime que ce soit spécial. Quand j'ai 10 minutes avant que mon train ne parte je vais au Relay, je feuillette quelques magazines que je n'achète jamais, j'ai le temps de lire un article, de regarder les couvertures et les groupes qu'on recommande ici ou là. J'achète rarement des magazines, je n'aime pas quand un mensuel dépasse les 3€. Si je pouvais j'achèterai Transfuge, Chronicart, Positif, Magic, Rock'n'folk et Jeune et Jolie, ainsi qu'une barre de Bounty et un Kinder Bueno white, soit un peu plus de 30€.

Vendredi
Je suis arrivée en avance devant le lycée, aussi j'ai décidé d'aller au Chistra, le tout petit café pas loin. Il fallait que je finisse de lire les trois chapitres du livre d'anglais renforcé A lesson before dying, une merde qu'Oprah Winfrey vous recommande. Je n'aime pas trop aller dans ce café, je n'aime pas les cafés placés à proximité du lycée parce qu'ils sont toujours plein de bande de lycéens devant lesquels il faut passer et qui se la jouent bruyants et intéréssants et qui parlent de Facebook et de Blackberry, surtout au Big Ben et au Polly Maggoo. Finalement aller au café c'est encore aller au lycée. Une fois je suis allée au Chistra avec Alexia pour qu'on discute de notre TPE, j'avais le sentiment de rentrer chez elle, qu'elle y avait ses habitudes, et je n'arrivais pas à me décontracter comme il est convenu de le faire dans un café. Je suis quand même rentrée, pourtant j'aurai très bien pu continuer mon chemin et ne pas m'arrêter, ça tenait à peu de choses sinon à un sursaut de courage, une porte qu'on décide de pousser et des gens qui nous fixent ou qui font mine de vous ignorer. De toute façon vous n'êtes jamais vraiment transparent dans un café, il y a toujours quelqu'un qui vous remarque, sinon personne ne viendrait prendre votre commande. Cette fois-ci le fait qu'il y ait une bande de terminale braillarde devant des tasses me rassurait un peu, leur bruit couvrira mon silence. De là où j'avais décidé de m'installer je pouvais voir passer mes amies qui elles ne me verraient pas car trop enfouie au fond du café.
Il fallait se mettre et élaborer une compréhension du lieu ;Une fille est sortie du café avec une tartine beurrée dans une assiette, un vieil homme s'est assis près de la baie vitrée et la serveuse est venue lui apporter son café sans qu'il ne commande rien, on pouvait se demander à partir de combien de cafés la serveuse finissait par vous l'apporter sans que vous le demandiez. Lui même avait déjà sorti les pièces, c'était l'heure de lire le journal. Au cours de mon séjour j'en avais appris un peu plus sur moi : rien ne me calme plus qu'entendre dans un café des chansons à la radio : on reconnaît Michel Berger ou les Bee Gees au détour d'un silence, entrecoupés du générique de Cherie.fm, Chante France ou Nostalgie. Tout est là. En me rhabillant je me demandais s'il fallait dire aux employés "merci, au revoir", s'ils allaient m'entendre. Je l'ai dit avec le désir d'une voix qui porte, je me suis dit "question d'honneur, je reste polie, j'aime le confort que me procure la politesse, je ne trouve pas ça superficiel ni hypocrite, quand je dis merci je le pense et la personne en face le sait. Je reste polie même si on ne m'entend pas, même si on ne me répond pas, je reste fidèle à moi-même." En sortant j'ai vu Julie, quand elle m'a vu ça faisait comme si je venais du métro, j'ai dû lui expliquer l'aventure qui venait de m'arriver.

Il n'y avait plus de pain de mie à la maison, ça m'obligeait à acheter mes propres sandwichs en attendant que ma mère fasse les courses. J'ai accompagné Marie à la boulangerie. Il y avait de grands plats en aluminium avec toute sorte de nourritures, des gratins, des pâtes,. C'était bizarre pour une boulangerie. En général toutes les boulangeries m'enchantent, je prends plus de plaisir à regarder la diversité des choix qu'à me décider à choisir entre une seule chose qui une fois au fond d'un sac en papier a plutôt tendance à me déprimer. Le superbe d'un macaron à la pistache vient du fait qu'il est placé entre un croissant et une part de flan. Je me suis dit "j'ai un billet de 5€, je choisis ce que je veux, le truc le plus gluant, le plus extraordinaire". J'ai pris un gros hot dog que la nana m'a chauffé et m'a emballé dans de l'aluminium qu'elle a mis dans un sac avec le modeste panini de Marie.

Je suis rentrée chez moi en bus, je ne regarde plus les gens dans le bus, je regarde mon livre, je baisse les yeux dans le métro. Je dis ça mais je n'ai jamais été aussi réjouie d'être entourée d'êtres vivants. Je crois que quelque chose se passe, que quelque chose devient alors à ma portée, mille possibilités dont je ne fais rien, mais ce sentiment naît tout seul en moi, je reste fixer mon livre et je pense à ça parce que je sais par habitude que je suis entourée d'inconnus, je n'ai pas besoin de le constater. Je pense à mes chaussettes qui montent jusqu'en haut du genou, elles sont noires avec des petits points violets, parfois je me baisse doucement pour sentir par dessus le jean la bordure de ma chaussette. Il y a de la neige qui reste collée à des endroits bizarres, c'est très aléatoire : la moitié d'un trottoir, quelques buissons, quelques voitures. De ma cuisine je vois les chemins de fer des Transiliens et alors là toute la neige y est restée intégralement, je ne sais pas vraiment pourquoi mais j'imagine que l'explication doit être simple. On pourrait ne retenir que cette image et s'imaginer que le reste est encore tout plein de neige. En marchant je pense "la neige : mot féminin", et je me dis que quelque chose de ce féminin passe dans l'idée qu'on se fait de la neige, se greffe dans la chose neige. J'ai eu un rapport très intense avec la neige cette semaine, il faut pour cela remonter jusqu'à

Lundi
Heure de trou et la cour enneigée était tentante, toute recouverte d'une poudre froide dont les particules se sont déposées une par une et délicatement comme des plumes. J'ai enfilé mes gants et j'ai dit à Julie que je sortais jouer. Soit on est plusieurs et alors on peut jouer à s'envoyer des boules de neige à la figure, soit on est seul et l'unique jeu possible se trouve être le bonhomme de neige. Une fois dehors il n'était plus question de reculer, c'était comme pour entrer dans le café : on vous a remarqué, que personne ne bouge. Je me suis mise à genoux et j'ai alors commencé à superposer des couches de neige les unes aux autres sans aucun but précis et parce qu'il n'y avait que ça à faire de la neige, j'avais aussi conscience de manquer cruellement de matériel pour un bonhomme de neige. J'ai alors entrepris de construire une tour comme avec les Kapla, d'y consacrer toutes mes forces et ce jusqu'à la sonnerie. De minute en minute elle commençait à doucement prendre de l'ampleur, il fallait penser à solidifier les bases tout en ne négligeant pas de la faire monter encore plus haut. Une classe qui était en cours me regardait depuis la fenêtre, je voyais des visages de filles impassibles devant mon oeuvre, me méprisant presque, je savais qu'au fond elles me remerciaient de ce divertissement, je connais des cours chiants comme des déserts. Des collégiens me regardaient à travers la grille qui me séparait d'eux, je faisais ce truc pour eux. J'étais extrêmement grave et me sentais traversée par une sorte de concentration, de sérieux et d'entêtement infantile. Connaissant les lycéens j'étais intimement persuadée de l'éphémère de ma tour mais j'y croyais quand même, je croyais en leur capacité à se poser des questions devant mon oeuvre et à finir par l'épargner. Plus elle serait grande, plus elle en imposerait, plus elle avait de chance de survivre. Passé 1 mètre les choses deviennent plus sérieuses, l'attention autour de moi se confirmait. Des lycéens remontaient du gymnase, pliée au travail je ne voyais que leur pied d'abord avancer lentement et ralentir légèrement pour se rendre compte de la situation. Un mec m'a demandé ce que je faisais, un autre m'a traité de gamine, des filles s'envoyaient des boules de neige, l'une d'entre elles à dit "faites attention y'en a qui travaille", et aussi "pourquoi tu fais une bite en neige ?". Quand la sonnerie a sonné il était trop tard : je m'étais attachée à ma montagne et je souhaitais la voir mourir avec l'hiver. J'ai pénétré le hall, j'ai vu Augustin et je lui ai dit de venir voir, ensuite j'ai appelé Charlette et une seconde avant qu'elle vienne j'ai vu un mec s'approcher dangereusement de ma montagne et la piétiner avec un certain amusement mêlé de fierté, il était avec un copain. J'étais détruite. Je suis allée les voir, j'avais la rage, j'ai eu la rage longtemps après, je n'ai pu me priver de les traiter de sales cons "pourquoi vous faites ça ? mais vous êtes des cons, vous êtes vraiment une bande de connards". Les mecs n'ont rien dit, ils semblaient pétrifiés, je crois que j'étais trop sérieuse pour qu'on puisse dire quelque chose. Je suis montée en histoire/géo, j'avais de la neige partout, sur la tête, sur les épaules.
Encore aujourd'hui il m'arrive de sincèrement repenser à ma tour, elle seule pouvait résister et même se fortifier avec le froid, elle serait devenue ce gros glaçon phallique dont tout le lycée se serait habitué et pris d'affection. Quand je revois ces bandes de neiges disséminées un peu partout je suis désespérée à l'idée de ne pouvoir rien en faire, cela m'enchante, je trouve ça très beau, quand on regarde par la fenêtre c'est tout d'un coup plus lumineux, comme s'il y avait du soleil, seulement le fait qu'on ne puisse rien faire de durable avec cette neige me désespère assez. Je n'ose plus la toucher, je me dis à quoi bon.

The Walkmen - Seven years of holidays (for stretch)

12 commentaires:

Marmite. a dit…

RIP la tour.

alcie a dit…

je ne sais pas si tu te rends compte de ce que ta description représente pour le lecteur extérieur à la situation. c'est-à-dire que nous on ne t'a pas vu construire cette tour, mais avec les mots que tu as choisis, la scène qu'on peut se représenter est.. inqualifiable... mais si on creuse un peu, on peut dire qu'elle est, disons, "hors du temps", "fantastique" (celui-là colle assez bien, notamment par son double sens). je suis impressionnée par ce texte, à lui seul il suffit à déployer tout un imaginaire, une ambiance qui vit bien longtemps après lui. comme ta remarque pertinente sur le cinéma, qui sort de la projection, qui est comme une rencontre. tu vois, télérama a dû l'employer mille fois, ce terme, "rencontre"... "une rencontre incroyable avec le Japon du XVème siècle", "une rencontre entre le comique et le fantastique". mais je ne l'avais jamais compris. maintenant ça me paraît évident, le film personnifié. parfois c'est une connaissance de connaissance, parfois c'est une rencontre fortuite ; parfois on ne fait que se dire bonjour, parfois on tient une discussion révélatrice. tout se mêle et ta tour c'est une rencontre tellement particulière qu'on ne peut que s'en souvenir longtemps.

Anonyme a dit…

mon esprit terre-à-terre ne peut s'empêcher de se dire que j'aurais jamais fait ça tout seul dans mon lycée sans changer de nom et faire une opération de chirurgie esthétique juste après.

Marmite a dit…

Je me dis que les épithètes "geek" ou "nerd" ont été inventées précisement pour ce genre de situations : une personne qui fait quelque chose d'un peu bizarre dans son coin - et reviendra le lendemain sans avoir changé d'identité.

Marmite a dit…

(Désolé Mu². Cela dit, "geek de la neige" c'est pas mal.)

ashorlivs a dit…

Murielle, quand le soleil sera revenu fais l'inverse creuse un trou dans la cour.

Et pitié prends une photo, cette fois !

Anonyme a dit…

Ta tour, tu l'as construite en espérant que Mr D. te voie dans ta frénésie créative et phallique depuis la fenêtre? (Erection=action d'ériger, par exemple de construire une tour cf:"l'érection de la tour Eiffel").
Tu parles beaucoup du regard des autres, (dont le sien implicitement cette fois-ci) qui t'agresse ou te donne l'impression de vivre, c'est selon.
Freud, au secours!
Consolation:
Si des "connards" détruisent ton oeuvre éphémère vouée à la fonte et/ou aux coups de pied, d'une part tu l'avais forcément prévu - et redouté-, et d'autre part personne ne pourra détruire tes textes (même si parfois ils essaient). Tes mots tiennent la route...
A la prochaine! (tour)
Anonyme n° 6, l'Architecte

Anonyme a dit…

ouais, geek de la neige c'est frais

stereotypies a dit…

Farine de riz, tapioca, soja, noix de coco.

Murielle a dit…

Chelou la recette.


Les commentaires de cette note m'ont réconciliée avec les commentaires en général.

(embrassade collective)

Marmite a dit…

bon bac blanc

Murielle a dit…

(deux jours après)

merci